Les deux tigres sont au refuge depuis le 17 juillet 2006.
Il faut savoir que ces deux tigres en partance de la
région d’Orléans, vivaient chez des propriétaires différents.

Le mâle, Radja

appartenait à un homme passionné de grands félins. Grâce à de solides compétences et des moyens financiers confortables, il avait constitué chez lui une « collection » d’une douzaine de fauves, lions, léopards et tigres. Ayant obtenu les autorisations ad hoc pour ce type de détention, en des temps où la réglementation le permettait encore, de vastes enclos, plutôt bien aménagés, abritaient ces animaux de « compagnie » hors du commun. Pour assouvir cette passion sans limites, ce particulier avait poussé son plaisir personnel jusqu’à la reproduction de ses protégés. Des bébés félins à la maison ou dans son jardin comblaient alors totalement sa passion au quotidien.
Ainsi, il s’est retrouvé très vite avec un effectif total d’animaux dépassant largement ce que lui permettaient ses installations et ses autorisations.
Radja, né là-bas, fut bientôt un puissant mâle adulte. S’il devenait un animal de plus pour son propriétaire, c’était un animal de trop pour les autorités. Là encore Christian Huchedé n’a pas besoin de notes pour livrer la suite, moins paisible qu’il ne pouvait y paraître : « Notre association a été contactée par cette personne pour la prise en charge
de Radja. Depuis son arrivée, nous avons compris à nos dépens, que le choix de se « libérer » de cet animal était également motivé par son caractère associable avec d’autres congénères. Ce comportement, fréquent chez les tigres adultes, naturellement solitaires, ne nous permet pas actuellement d’envisager une nouvelle cohabitation. »

La femelle, Perle

appartenait à une dresseuse de félins indépendante.
Cette tigresse, comme bon nombre de félins, même élevés par la main de l’homme, n’avait pas un caractère propice au dressage.
Intrinsèquement, les animaux sauvages sont individuellement plus ou moins doués, disons plus ou moins dociles, pour le travail. Perle, de nature revêche, ne s’est jamais soumise au dressage ou à la méthode de dressage… «Ainsi, la tigresse, sans avenir dans le spectacle, n’avait plus qu’une place possible… celle proposée par un endroit sans paillette, notre refuge » glisse doucement, à proximité de l’intéressée Christian Huchedé.