Les histoires des renards sont presque toujours les mêmes. Ce sont des animaux légalement classés nuisibles et sont donc chassés et détruits par les porteurs de fusils. Des battues, véritables massacres, sont organisées très officiellement pour limiter la prolifération de cette espèce. Au cours de ces journées, lorsque les adultes sont abattus, il se trouve souvent une bonne âme pour récupérer et élever à la maison un ou deux renardeaux. S’il n’a pas encore les yeux ouverts, le petit qui n’aura pas eu d’images de la mère, a des chances de devenir assez affectueux envers son « sauveur » dans un premier temps.
Dans le cas contraire, tôt ou tard, il prendra assez rapidement une indépendance qu’il faudra gérer non sans difficultés. Dans les deux cas, lorsqu’il atteindra l’âge adulte, il aura ses instincts d’animal sauvage ; se cachant dans la journée pour s’activer la nuit et appelant ses « collègues » en glapissant généreusement pendant des heures et des heures. Il délimitera son territoire en urinant sur les murs et sur les meubles qu’il aura à sa portée. Le renard dégagera une odeur forte presque insoutenable par journée de grande chaleur. La peluche que l’on a adorée et dorlotée devient alors un affreux animal que l’on repousse et qui, par conséquent, devient de plus en plus craintif et tout autant agressif. Il sera qualifié d’inintéressant.

Un comble. Pour ces animaux magnifiques et d’une grande beauté, le refuge a créé un parc où ces rescapés de la stupidité humaine peuvent s’ébattre en toute tranquillité.
Ils ont à leur disposition des tanières artificielles, des arbres, un abri et surtout une clôture de plus de 2 m sous terre pour éviter toute évasion.